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Un Espace, deux missions
Cela
fait 11 ans que la Commune de Jemeppe-sur-Sambre murît le
projet d’un espace dédié à
son plus célèbre résidant :
l’Homme de Spy. Grâce à la
détermination des instances communales, l’aide et
le soutien financiers des Services publics, la qualité des
prestations des partenaires et l’intérêt
croissant de la population, cet espace voit enfin le jour dans un
bâtiment classé du début du XXe
siècle, à quelques centaines de mètres
du célèbre site archéologique de la
grotte de Spy. Conçu comme un lieu d’accueil,
d’information et de sensibilisation au patrimoine culturel de
l’Entité, l’Espace de l’Homme
de Spy abrite à la fois : l’Office du Tourisme de
Jemeppe-sur-Sambre (ouvert depuis le 5 août 2011), le Centre
d’Interprétation de l’Homme de Spy
(inauguré le 1er décembre 2011).
L’Homme de Spy : un résidant pas comme les
« autres »
Son
nom est familier mais pourtant peu le connaissent. L’Homme de
Spy regroupe en réalité divers fossiles
d’Hommes de Néandertal découverts en
1886, à une époque où la
communauté scientifique admettait encore difficilement
l’existence et l’ancienneté de types
humains différents de l’Homme moderne. Ces
fossiles, identifiés dans leur contexte
géologique entourés de silex taillés
et d’ossements d’espèces animales
disparues, en apportaient pour la première fois la preuve.
125 ans après sa découverte, l’Homme de
Spy continue de faire parler de lui : Entre 2004 et 2008, il est au
centre d’un ambitieux programme de recherche
pluridisciplinaire mené par l’Institut Royal des
Sciences Naturelles de Belgique. Les ossements découverts en
1886 sont réattribués : il s’agit en
réalité de deux adultes et d’un enfant
de moins de 2 ans, ayant vécu il y a environ 36 000 ans,
soit à la fin du Paléolithique moyen. En 2011, le
pari est lancé de lui donner en plus un visage.
Grâce à une initiative de l’AWPA asbl,
soutenue par la Fondation Roi Baudouin, le projet d’une
reconstitution hyperréaliste est confié aux
artistes néerlandais Kennis & Kennis. Toutes ces
données réactualisées et ces audaces
plastiques trouvent leur juste place au sein du parcours du Centre
d’Interprétation.
Site officiel : http://www.hommedespy.be/
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Un
centre d’interprétation plutôt
qu’un musée
Entre
autres fonctions, les musées ont un rôle essentiel
de sauvegarde (par l’acquisition et la conservation) et
d’étude, auquel ne sont pas tenus
les centres d’interprétation. La raison
d’être de tels centres se situe
davantage dans la valorisation d’un lieu, d’un site
naturel ou d’un
monument, ce qui les inscrit dans une démarche de tourisme
culturel. Le
Centre d’interprétation de l’Homme de
Spy ne déroge pas à la règle.
Tout y est conçu pour qu’un public large et
varié puisse comprendre
aisément : l’importance du site
archéologique de la grotte de Spy, la renommée de
son illustre visiteur néandertalien, les
dernières avancées concernant la recherche sur
l’Homme de Néandertal en
général, sur sa place dans l’Evolution
humaine et sur son mode de vie
au quotidien. Le visiteur peut donc à la fois parcourir une
abondante documentation (iconographique et textuelle) et contempler
à
loisir des pièces originales, des moulages
d’ossements, une maquette
d’habitat, une reconstitution d’un jeune
rhinocéros laineux… Des bornes
multimédias interactives apportent un supplément
d’information
appréciable et les bandes sonores, une évasion
hors du temps.
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Espace
de l’Homme de Spy.
©
EHoS/HB
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©
Laurence Leberger/AWPA |
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Le
parcours scénographique
Plusieurs
thèmes sont abordés tout au long du parcours.
La première salle
replonge le visiteur en 1886, quand les ossements d’Homme de
Néandertal
sont découverts sur la terrasse de la grotte de Spy.
L’événement,
replacé dans son contexte historique, donne le
ton : un jalon important
a été posé et la recherche en
préhistoire ne cessera ensuite
d’évoluer.
La deuxième salle, divisée en trois parties
grâce à un mobilier aux
lignes obliques récurrentes et dynamiques,
développe le thème plus
général de l’Homme de
Néandertal : d’abord resitué
dans le temps et
dans l’espace, ce dernier est ensuite comparé
anatomiquement à l’Homme
moderne, puis replacé dans son environnement.
La troisième salle
développe les aspects culturels et spirituels des
Néandertaliens. On y
découvre leurs outils, leurs méthodes de taille,
leur maîtrise du feu,
l’attention qu’ils ont pu accorder au traitement
des corps des défunts,
leur approche esthétique, etc. Dans une suite logique, le
parcours
s’achève sur l'épineux débat concernant leur disparition reste toutefois ouvert..., invitant en
même temps le visiteur à
réfléchir sur l’avenir de notre propre
espèce.
La
quatrième salle, quant à elle, se veut plus
polyvalente. Ornée d’une
grande toile de la faune préhistorique
réalisée par le dessinateur René
Hausman, elle est destinée à accueillir des
animations, des expositions
temporaires, des conférences… Le film
L’Homme de Spy (11’47), produit
par la Commune de Jemeppe-sur-Sambre et réalisé
par Céline Mortier, y
est également projeté.
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Autre
temps, autre demeure
À la
suite des nombreuses campagnes de fouille, la grotte de Spy (qui aurait
dû être sans la découverte de M. De
Puydt et M. Lohest la dernière
demeure des Hommes de Spy) est aujourd’hui
complètement vide.
Accessible à pied par des sentiers balisés, elle
fait le bonheur des
promeneurs.
Non loin de là, en bordure de la nationale 980, se situe
l’Espace de l’Homme de Spy. Celui-ci occupe une
ancienne station de
captage construite en 1906-1907 par la Compagnie intercommunale
bruxelloise des Eaux (CIBE).
Propriété communale depuis 1976, ce
bâtiment d’architecture mosane à
colombages a été classé en 2004. Ses
toitures et façades ont été
restaurées grâce à
l’intervention
financière du Département du Patrimoine de la
Région wallonne ;
l’intérieur, aménagé
grâce aux subsides du Commissariat
général au
Tourisme. La partie avant du bâtiment (anciennes
habitations des
ouvriers de la CIBE) abrite ainsi l’Office du Tourisme.
Le Centre
d’Interprétation, quant à lui, occupe
l’arrière, où se trouvaient les
anciens ateliers de pompage sur une superficie de 250 m2. |
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© Institut royal des Sciences naturelles de Belgique, Patrick Semal.
Squelettes Spy I et Spy II |
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© Olivier Lereylac/AWPA.
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SPYROU
SPYROU, la reconstitution de l’Homme de
Spy, est venue enrichir la scénographie
déjà en place.
Cette
œuvre pleine d’audace est le fruit d’une
collaboration étroite entre
scientifiques et plasticiens. Elle s’appuie sur les ossements
originaux
du squelette le plus complet de Spy, entièrement
reconstitué grâce à
une démarche scientifique et technologique
inédite.
Le projet fut
confié à deux artistes néerlandais,
reconnus internationalement, et
spécialisés dans les reconstitutions
hyperréalistes de témoins de
l’évolution humaine: Kennis & Kennis
reconstructions.
Ils comptent
parmi leurs précédentes
réalisations : Herr Mettmann,
réalisé pour le
Neanderthal Museum de Mettmann (Allemagne) ; Wilma,
Néandertalienne
ayant fait la Une du National Geographic Magazine en octobre 2008
(États-Unis) ; Ötzi, l’Homme des
Glaces du musée de Bolzano (Italie). |
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| Informations
pratiques - Coordonnées |
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Espace de l’Homme de Spy
Route d’Eghezée, 301-303
B - 5190 ONOZ (Jemeppe-sur-Sambre)
Tél. +32 (0) 81/ 74 53 28
Email : info@hommedespy.be
www.hommedespy.be
Heures d’ouverture
Pour les individuels : du mercredi au dimanche, de 13 h
à 17 h ;
Pour les groupes (sur réservation) : du mardi au
vendredi, de 9 h 30
à 17 h ; le samedi et le dimanche, de 13 h
à 17 h.
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