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Exposition au Musée national d'histoire et d'art
"Sous
nos pieds – L’Archéologie au Luxembourg
de 1995 à 2010"
jusqu'au 2 septembre 2012
Le
sol luxembourgeois renferme, sous nos pieds, de riches vestiges de
notre passé, allant du Paléolithique à
l’Histoire récente. Quand, il y
a quinze ans, l’exposition « Empreintes du
passé » ferma ses portes le
16 juin 1996, le MNHA avait présenté pour la
première fois un vaste
panorama chronologique des travaux archéologiques
réalisés par l’État
au Grand-Duché. Certes, depuis 1955, le Musée
National d’Histoire et
d’Art a organisé
régulièrement des expositions sur des
thèmes
archéologiques nationaux et internationaux, mais aucune
n’avait traité
de façon aussi systématique l’ensemble
des découvertes et des
recherches récentes effectuées dans ce domaine au
Luxembourg. Plusieurs
parties de cette exposition ont constitué pendant des
années la base
des collections archéologiques du MNHA, avant
l’élargissement et la
recomposition des salles entre 1992 et 2002.
Site officiel : www.mnha.public.lu
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Depuis cette dernière grande exposition
dédiée à
l’archéologie, de nombreuses
découvertes et de nouvelles données ont
complété nos connaissances, essentiellement
grâce aux fouilles archéologiques.
L’ajout sans doute le plus spectaculaire fut la
découverte de la mosaïque de Vichten en
1995. À cause de ses dimensions et de son
intégration définitive dans
l’exposition permanente, l’exposition actuelle ne
peut lui consacrer qu’un diaporama décrivant sa
restauration.
Dans la plupart des cas, l’expression
« fouilles
archéologiques » est synonyme au
Luxembourg de fouilles
« d’urgence ». En
clair, cela signifie que les témoignages
archéologiques sont en danger imminent en cas de travaux
liés à la construction d’immeubles ou
de projets d’infrastructure routière. Les
archéologues se voient contraints de tenter de limiter les
dommages potentiels à ces « archives de
l’humanité » au moment de leurs
fouilles en documentant les structures et en
récupérant des objets. Souvent, cette
façon de procéder les empêche
d’aborder leurs recherches avec un regard historique
ciblé et approprié, mais l’obligation
d’analyser des sites menacés de destruction, qui
ne sont étudiés que lorsqu’ils risquent
de disparaître, peut ensuite leur
révéler des aspects inédits qui auront
une incidence sur la poursuite de leurs
recherches.
En plus de ces sites archéologiques où
s’opèrent des fouilles d’urgence, le
Luxembourg dispose de plusieurs sites qui font l’objet de
fouilles à long terme : ce sont les
« fouilles de recherche ». Dans
le cas de la préhistoire, il s’agit par exemple
des grottes et abris sous roche du Mullerthal ; pour
l’époque celtique, ce sont l’oppidum des
Trévires et les constructions romaines qui lui ont
succédé au Titelberg ; finalement, pour
l’époque romaine, l’exemple dominant au
Grand-Duché est le vicus de Dalheim avec ses grands
édifices (théâtre, temples et thermes).
L’exposition « Sous nos
pieds » donne tout d’abord un
aperçu du travail d’approche des
archéologues et restaurateurs. Elle débute par un
diorama qui reconstitue une
« fouille-type »
présentant au visiteur les étapes successives,
depuis le décapage de la terre arable
jusqu’à la sécurisation des objets
trouvés lors des fouilles. Ensuite, l’exposition
aborde, à l’aide de « stations
de recherche », les aspects
méthodologiques du métier de
l’archéologue, les méthodes
d’analyse scientifique et les mesures de restauration les
plus courantes. Le sujet de la mise en dépôt des
objets clôture cette partie de l’exposition.
Dans la deuxième partie de l’exposition, le public
apprend d’abord que les nombreux travaux
d’infrastructure, souvent d’envergure, ont, au
Luxembourg comme partout ailleurs, un impact significatif sur la
préservation des vestiges matériels de toutes les
époques ou représentent une menace pour ces
derniers. Les salles d’exposition suivantes sont
consacrées aux thèmes fondamentaux de
l’existence humaine, présentés
à travers une sélection des
découvertes archéologiques
réalisées au cours des quinze
dernières années : le logement, le
travail, la misère (la « vie
d’ici-bas ») ainsi que la religion et le
culte des tombeaux
(l’« au-delà »)
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Le « charme » de la science
archéologique a été décrit
récemment par Angelika Franz, journaliste scientifique, en
ces termes : « Peut-être
parce qu’il s’agit ici de nous-mêmes.
Après tout, l’archéologie est
l’enseignement de notre propre passé –
elle analyse l’héritage de gens qui ont
respiré, transpiré, aimé, haï
et vécu comme nous. » Il est donc
proposé au visiteur un voyage dans le temps à la
rencontre de nos ancêtres, qui font partie de notre
identité et qui se livrent à nous à
travers les fouilles, les images et les textes de
l’exposition. C’est ainsi que nous campons sous un
abri-sous-roche à Hersberg avec les chasseurs du
Mésolithique ou que nous accompagnons les
métallurgistes du Moyen Âge dans leur travail au
Genoeserbusch. La mort et la destruction nous attendent à
Dalheim lors de la crise du IIIe siècle après
Jésus-Christ. Au Titelberg, nous rejoignons la foule du
marché aux alentours d’un temple –
l’« Oktav-Mäertchen »
gallo-romain en quelque sorte – et apprenons à
connaître les produits locaux. Ensuite, nous traversons un
tunnel pour accéder au « royaume des
morts » : dans la dernière salle
de l’exposition nous pouvons d’abord voir la
sépulture d’une femme et d’un enfant
à l’Âge du Cuivre à Altwies,
puis nous nous rendons à Bertrange sur la tombe
d’une noble dame du VIe siècle après
Jésus-Christ. Finalement, nous retournons dans la ville
actuelle de Luxembourg : l’histoire mouvementée,
depuis le XIIIe siècle, des monastères sur le
Plateau du Saint-Esprit et au
« Knuedler » et de ses habitants
laisse déjà entrevoir les projets
archéologiques de l’avenir.
Les autres points culminants de l’exposition sont notamment
la grotte de
Waldbillig-« Karelslé »,
l’autel de Dalheim consacré à Fortuna,
les recherches scientifiques portant sur l’Homme de
« Loschbour »,
« le plus ancien
Luxembourgeois », le monument funéraire
romain à Bertrange ainsi que les fragments du tombeau
disparu de Claude de Neufchâtel.
Dans l’exposition « Sous nos
pieds », les différents thèmes
majeurs sont en outre illustrés par des projections de films
et des diaporamas. L’aspect attrayant et multicolore des
salles d’exposition a été
conçu par Claudia Gornik, la muséographe
renommée de Cologne. Un programme muséal
éducatif à l’intention des classes
scolaires approfondira les connaissances acquises. En fin de compte,
nous faisons la connaissance de Kelli et Truellie, les deux mascottes
de l’exposition ; elles accompagneront les jeunes
visiteurs et les moins jeunes au moment de leur parcours à
travers l’exposition et feront de temps à autre
des commentaires que les visiteurs ne devront pas forcément
prendre au sérieux.
Dans le cadre de l’exposition, les organisateurs publient un
catalogue bilingue de 198 pages en couleurs, dont la conception a
également été assurée par
Claudia Gornik (ISBN 978-2-87985-161-7).
Ausgrabung
bei Moersdorf
Fouilles
près de Moersdorf
Ausgrabung
in Altrier
Fouilles
à Altrier
Bekrönung
des Fortuna-Altars aus Dalheim, um 257 n. Chr.
Couronnement
de l'autel de la dea Fortuna de Dalheim, vers 257 après J.-C.
Unpatinierte Bronzefibeln vom Titelberg
Fibules en bronze sans patine du Titelberg
Goldschmuck aus dem Grab einer Adeligen aus Bartringen, 6. Jh. n. Chr.
Bijoux en or trouvés dans la tombe d’une femme noble à Bertrange,
VIe siècle après J.-C.
Doppelgrab
in einer Grube, Glockenbecher-Kultur, Altwies, 2380-2200 v. Chr.
Inhumation
double en fosse, Culture campaniforme, Altwies, 2380-2200 avant J.-C.
Block
des Grabmonuments von Bartringen mit « Sterbendem Gallier », um 30 n.
Chr.
Bloc
du monument funéraire de Bertrange représentant un « Gaulois
mourant », vers 30 après J.-C.
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| Informations
pratiques - Coordonnées |
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Musée National d'Histoire et d'Art
Marché-aux-Poissons
L- 2345 Luxembourg
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